La contraction de texte en Prépa HEC – Principes

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La contraction de texte est une épreuve incontournable des concours aux Grandes Ecoles de Commerce et de Management. En voici les principes, règles, systèmes de notation.

Définition et intérêt

Une définition : Contraction objective d’un texte.

  • L’exercice consiste à réécrire un texte plus brièvement, en respectant un nombre imposé de mots, et tout en retenant les informations essentielles
  • Contraction qui représente en règle générale 10% du texte initial

Les 4 qualités d’un bon résumé

  • Cohésion : Unité logique de résumé, clarté, absence ambiguïté
  • Cohérence : Accord des idées (liens logiques), absence de contradiction
  • Concision : Seulement les idées essentielles, en peu de mots
  • Objectivité : Absence de subjectivité, d’interprétation du rédacteur

Intérêt pour le candidat et son évaluation

  • Développement de compétences :
    • Utile dans tout travail de recherche, vie professionnelle
    • Analyse, compréhension, reformulation
    • Capacités de rédaction
    • Rigueur, respect des règles
  • Évaluation du candidat :
    • Test de culture générale (besoins de maîtriser les concepts, les thèmes)
    • Test d’intelligence : Compréhension du texte et de sa logique (pas de contresens), objectivité (pas d’interprétation)
    • Test d’expression : Capacité de retranscription, Syntaxe, vocabulaire, orthographe

Règles générales

Contraction de texte - PrincipesVoici quelques règles générales à respecter scrupuleusement pour éviter les pénalités :

  • Suivre l’ordre logique du texte d’origine : respecter le raisonnement, la succession des idées. C’est la suite des idées principales qui doit être rendue. NB : certains passages peuvent être sans grand intérêt.
  • Reformuler le texte : Reconstituer les idées clé avec ses propres phrases et un vocabulaire nouveau (toutefois les mots-clés peuvent être conservés). L’assemblage de citations est à proscrire (les citations restent exceptionnelles).
  • Produire un texte fluide, autonome, restituant l’articulation des idées (Usage d’articulateurs logiques).
  • Conserver le même système d’énonciation : les mêmes pronoms (même pour la première personne : Je => Je, Nous => Nous) et les mêmes temps verbaux que le texte d’origine. A proscrire : « Selon l’auteur… » ou « L’auteur dit que… ».
  • Respecter le nombre de mots imparti : Indiquer en fin du résumé le nombre exact de mots utilisés (systématiquement vérifié lors des corrections !). NB : Mieux vaut se rapprocher de la limite haute.
  • Comptage partiel tous les 50 mots (double-barre indicative //) et final
  • Mentionner les références du texte

Règles de comptage

Un Mot = unité typographique isolée par deux blancs, par deux signes typographiques, par un signe typographique et un blanc ou l’inverse.

Cas particuliers à connaître

  • Les dates : ex. 1789 = 1 mot.
  • Les pourcentages : ex. 50 % = 2 mots.
  • Les sigles : ex. ONU = 1 mot
  • Noms propres : Jean de La Fontaine = 4 mots ; Charles de Gaulle = 3 mots (sauf pour Synthèse ESCP = 1 mot)
  • Lettres euphoniques : non-comptabilisées : ex. Si l’on… = 2 mots / Y-a-t-il = 3 mots
  • Les mots composés : c’est-à-dire = 4 mots, après-midi = 2 mots, chou-fleur = 2 mots. Attention ! : aujourd’hui = 1 mot ; socio-économique = 1 mot. (Cas de deux unités typographiques insécables).

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